le blog vins-biologiques

 

Mardi 15 novembre 2005
Pour BienManger.com, l'image des vins bio reste encore à construire dans le grand public. Monsieur Caplat le dit lui-même: ''J'ai toujours une petite appréhension avec les produits bio. Je dis souvent que bio n'est pas forcément synonyme de bon en terme de qualité de dégustation. Un raisin même bio ramassé pas mûr ou mal vinifié ne donnera jamais un bon vin''. Selon lui, dans le vin, la lisibilité du label bio est encore compliquée par la superposition de nombreux concepts (les terroirs, les chateaux, les AOC, les millésimes...) qui font que le consommateur non averti a parfois du mal à se repérer.

Pour BienManger.com, la clientèle se compose de personnes privilégiant les produits bio et recherchant de bons produits ainsi que d'amateurs de bien manger qui ont entendu parler des vins bio. La curiosité à l'égard des vins bio est un véritable moteur de découverte.

Dans tous les cas, le succès des vins bio ne pourra être durable qu'avec aussi la qualité de leur dégustation.

Les deux vins bio de BienManger.com:
- un Bordeaux blanc AOC du Château Haut Mallet
- un Bordeaux blanc AOC Entre-Deux-Mers produit par Nicolas et Enora Hébert (Le Château La Rose d'argent)

source: www.bienmanger.com en relation avec VitiBio
Vendredi 30 septembre 2005
Dans les années 1960, le vin était considéré comme un aliment. A cette époque, la consommation du vin était deux fois plus important qu’aujourd’hui. Alors, que se passe-t-il ?

Le vin est désormais confronté à une nouvelle concurrence, cristallisée par l’eau en bouteille, voire l’eau du robinet. La place du vin est donc reléguée à une habitude de consommation occasionnelle, durant les week-ends.  C’est notamment le cas pour 40% des français. Entre 2000 et 2005, environ 1 million de français ont cessé de boire du vin.

La France perd donc du terrain face aux américains. Les Français restent encore les premiers consommateurs de vin au monde, mais ils risquent d’être détrônés par les Américains.

Selon Patrick Aigrain, de l’Office national interprofessionnel du vin, le vin est entré dans la sphère des loisirs. Il a donc véritablement quitté le territoire agroalimentaire, ce qui est d’autant plus inquiétant que les femmes boivent de moins en moins de vin, par rapport à une dizaine d’années, et que les jeunes le boudent et surtout ne «reproduisent plus les schémas de consommation de leurs aînés».

Source : Les Echos – 16 et 17 septembre 2005

source: www.vitibio.net

Vendredi 30 septembre 2005

Un équilibre de création de vie harmonieuse entre la terre, les plantes et l’environnement.

Les viticulteurs en biodynamie, tout comme les vignerons bio, refusent l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques de synthèse. Ils comptent sur le compostage et l’action bénéfique des insectes (et notamment des coccinelles) pour protéger leurs vignes. Seulement, ils vont plus loin dans la démarche : suivant les enseignements du philosophe autrichien Rudolf Steiner (1861-1925), la biodynamie s’évertue à développer la diversité dans les vignes, d’une part, par l’épanouissement de plantes variées, lesquelles attirent les insectes, et, d’autre part, par l’élevage d’animaux dont le pâturage est source de fumier pour le compostage. L’objectif est d’enrichir le sol en bactéries, nutriments et vers de terre.

La biodynamie a une forte tradition en Europe, où beaucoup de viticulteurs évitent d’utiliser des substances chimiques. Aux Etats-Unis et dans certains pays européens, le terme «biodynamie» n’est pas surveillé par le gouvernement. Aussi, est-il important de noter la présence d’une certification, à l’instar de Demeter-International ou de Biodyvin.

La réglementation interdit l’ajout de sulfites dans les vins issus de l’agriculture biologique (les sulfites font partie du processus naturel de fermentation ; ils contribuent à préserver et à stabiliser les vins).

La culture biodynamique est avant tout un travail de soin de la terre. Il s’agit d’en assurer l’équilibre et de créer des conditions de vie harmonieuses entre terre, plante et environnement.

source: www.vitibio.net

Vendredi 2 septembre 2005
En février 2000, Molly Ferrell, du magazine Wine Spectator, écrivait que les viticulteurs de vins biologiques, bien que très minoritaires, voyait leur nombre augmenter sensiblement.

Leurs méthodes, l’agriculture durable et la biodynamie, étaient le résultat soit d’une démarche philosophique soit d’une volonté de s’engager à produire des vins de haute qualité, en comptant sur le travail des coccinelles et des rythmes cosmiques.

En 2000, les maisons Gallo, Wente et Lolonis faisaient partie de cette frange de «pionniers» développant des vins biologiques, terme quelque peu inusité si l’on considère que la production de raisins selon les principes de l'agriculture biologique existe en Californie depuis 1956. Leur stratégie est notamment basée sur le contrôle des insectes nuisibles, et dans ce cas là, l’adorable coccinelle leur ait d’un grand recours. En effet, à l’échelle des insectes, la coccinelle n’est pas très amicale; vorace, elle dévore les larves des insectes nuisibles. Les millions de coccinelles lâchées dans les vignes chaque année, ainsi que les mantes religieuses, ne font ni plus ni moins le travail des insecticides.

Les maisons tentent effectivement de satisfaire la demande des vins biologiques – ces vins sans sulfite, levure, bentonite, gaz, voire sans blanc d’œuf, utilisés dans le processus de vinification. La crainte des sulfites est la première motivation des acheteurs de vins biologiques.

Pourtant, l’ignorance est notoire pour ce qui est des sulfites, lesquels empêchent le développement des moisissures, des bactéries et prévient l’oxydation du vin. Les vins produisent naturellement des sulfites durant la fermentation, tout comme notre corps. Depuis 1998 aux Etats-Unis, la loi exige que la mention «Contient des sulfites» figure sur l’étiquette si le vin rencontre ou excède 10 ppm (dose naturelle) par bouteille. Seulement, ceci n’est pas très inquiétant, d’autant que les jus de fruits, qui n’ont pas d’aussi fortes exigences en terme d’étiquetage, peuvent contenir plus de 1,000 ppm de sulfites ajoutés.

Les étiquettes sont donc à considérer avec délicatesse. Toujours est-il qu’à l’époque où Molly Ferrell écrivit cet article dans le Wine Spectator (le titre originel est «Organic Panic»), les mentalités étaient différentes. Certaines maisons refusaient de mentionner que leurs vins étaient issus de l’agriculture biologique, et cela pour des raisons marketing. L’image de l’agriculture biologique était folklorique («hippie»-like image) et les viticulteurs pensaient que les consommateurs s’en détourneraient.

Tandis que l’agriculture biologique est une chose, la biodynamie en est une autre – la biodynamie est une philosophie et une manière de vivre, de respecter le terroir. Plus largement pratiquée en Europe et en Australie, la biodynamie commençait à devenir populaire aux Etats-Unis en 2000. Le principe fondateur de cette philosophie est le retour de l’énergie ou « force de la vie » dans le sol et l’établissement d’un équilibre systémique.

Alan York, l’éditeur du journal «Biodynamics», pratique la biodynamie depuis plus de 30 ans. Il travaille régulièrement comme consultant auprès des maisons californiennes qui souhaitent améliorer la qualité de leurs vins. Il a notamment travaillé avec Jim Fetzer, qui était le seul, en 2000, à avoir obtenu la certification d’un vignoble en biodynamie, Ceago, en Californie.

Alan York décrit la biodynamie comme une agriculture biologique issue de la tradition du vieux monde. Les vignerons en biodynamie s’efforcent de mettre en œuvre un système organisé à l’extrême et viable économiquement basé sur la diversité animalière et végétale. La biodynamie nécessite également de suivre régulièrement les cycles de la lune, des étoiles et des planètes afin de déterminer les dates des plantations et des récoltes. Par exemple, les graines doivent être plantées quelques jours avant la pleine lune si l’on veut obtenir de meilleures chances de germination. Les extraits d’herbes tels que la camomille sont utilisés pour activer la vie du sol avant la plantation ou injectés dans le tas de compost afin de créer une énergie chaotique («chaotic energy»).

Pour certains, cela est très cosmique, mais pour les viticulteurs en biodynamie, ça marche. Les célèbres domaines Leroy, Leflaive et Coulée de Serrant en France et Millton en Nouvelle-Zélande ne vous diront pas le contraire.

En raison du climat, la biodynamie est généralement limitée aux régions sèches.

La viticulture biologique et la biodynamie visent le même but, celui de bien organiser la vie du sol. Cela passe par l’amélioration de la vie microbienne à travers des techniques dites durables telles que le compostage et le fumier. L’objectif est d’avoir un sol bien équilibré à long terme afin de produire des vins de haute qualité. Les méthodes sont certes plus intensives et la production moins importante ; aussi, les vins issus de l’agriculture biologique tendent à être un petit peu plus onéreux. Mais, si vous souhaitez soutenir ces efforts et ces méthodes – et boire un vin tendrement façonné – alors, la prochaine fois que vous allez achetez du vin chez votre caviste, tentez l’expérience !

Traduit d'un article de Molly Ferrell, Wine Spectator, Février 2000

source: www.vitibio.net
Vendredi 2 septembre 2005
D’après une étude de grande envergure du Service de Protection de la Consommation de l’Etat de Genève, 250 vins d’origine suisse et étrangère ont été prélevés et analysés. Cette étude avait pour objectif de rechercher les résidus de pesticides dans les vins issus de l’agriculture conventionnelle et biologique.

La viticulture moderne utilise les pesticides de manière importante pour protéger les vignes contre les insectes ravageurs et les maladies fongiques et certains vont se retrouver dans le vin. Ces résidus ont donc été recherchés dans 176 vins des régions suisses et d’importation. Et, 95 % d’entre eux contenaient des pesticides!

Les vins suisses sont globalement plus contaminés, car le climat est plus propice aux développements de maladies fongiques que celui des pays du sud. Malgré des teneurs parfois importantes, tous les échantillons répondent aux exigences légales. Les vins provenant de régions plus chaudes et sèches (Californie, Australie, Afrique du sud) en contiennent moins. En Europe, les parasites ont acquis une résistance face à ces substances d’où la nécessité d’employer des mélanges de pesticides afin de garantir une efficacité suffisante. C’est pourquoi, la grande majorité des vins contiennent entre 3 et 7 pesticides différents.

Le service a analysé 70 vins bio, essentiellement d’origine suisse (52), surtout genevoise, et le reste d’importation (18), majoritairement français. Les résultats sont dans l’ensemble très positifs, puisque à priori aucun vigneron bio n’a utilisé de pesticides de manière illicite, car les teneurs mesurées sont bien inférieures à celles des vins classiques.

La moitié des vins bio (33) ne contiennent pas de pesticides et 29 n’en recèlent que de faibles traces, inférieures à 10mg/L. Quant aux 8 derniers, ils présentent des résidus compris entre 10 et 34 mg/L. Ces teneurs peuvent s’expliquer par des contaminations environnementales, à des distances insuffisantes entre les cultures bio et traditionnelles, ou encore à une mauvaise séparation des filières (emploi commun de matériel agricole etc.). Ces contaminations peuvent être probablement réduites et maîtrisées à la source dans l’exploitation.

source: www.vitibio.net
 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recherche

 
hebergement blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus